12
Jan 2015

saes section universite ziguinchorLe 31 juillet 2013, la Coordination du SAES de l'Université Assane Seck de Ziguinchor, décidant de ne plus se sacrifier inutilement, a pris ce qui lui revient de droit, à savoir ses soixante quinze jours de vacances académiques légales dont ses membres se sont toujours volontairement privés.
L'administration de l'UASZ a laissé envenimer une situation à laquelle elle avait largement le temps de trouver des solutions d'autant plus qu'elle s'était engagée à le faire avant le 31 juillet 2013. Aujourd'hui, force est de constater que, malgré la reprise de quelques activités pédagogiques et administratives, la situation est la même, sinon pire.

Loin d'être une simple question pécuniaire, il s'agit principalement de nombreuses autres défaillances administratives qui vont du non respect des engagements à la gestion critique et chaotique de l'UASZ. En effet, la question financière n'est que la face visible de l'iceberg et une manière pour l'administration rectorale de détourner l'attention sur les vraies difficultés de l'institution. Il n'est pas acceptable qu'un travailleur soit dans l'obligation de toujours réclamer le paiement de ses émoluments comme le font chaque année les enseignants titulaires et vacataires de l'UASZ.

Pourtant, cette situation de blocage sans précédent, est due à une mauvaise gestion doublée d'une crise d'autorité de l'Ordonnateur du budget qui, vraisemblablement a un problème de management.
Aux nombreuses promesses non tenues, à la crise d'autorité manifeste et au non respect des engagements, il convient d'ajouter les décisions impopulaires prises par le Recteur sans concertation ou en faisant royalement fi des positions des acteurs de l'université que nous sommes (comme par exemple l'orientation des nouveaux bacheliers ne tenant pas compte de la capacité d'accueil de l'université, la cité des enseignants, etc.). Il est donc évident que le Recteur reste le seul responsable du blocage de notre institution.
Comment pouvons-nous travailler dans ce climat de tension permanente, dans des conditions professionnelles et sociales de plus en plus difficiles ? Comment accepter de démarrer les enseignements en ignorant les multiples problèmes que traverse l'UASZ sans informer l'opinion publique sur la réalité qui caractérise cette institution?
Non, nous ne pouvons pas nous taire. Nous sommes responsables et soucieux du devenir de notre université et par conséquent nous la défendrons jusqu'au bout contre la mauvaise gestion et le piétinement de nos droits acquis après plusieurs luttes.

LE BUREAU DE LA COORDINATION SAES-UASZ