25
Mai 2017

Depuis 2013, le gouvernement du Sénégal n'a jamais payé intégralement les émoluments relatifs à la Formation A Distance (FAD) dispensée par la Faculté des Sciences et Technologies de l'Education et de la Formation (FASTEF) et les points focaux régionaux.
Nonobstant la réduction drastique et dégressive des sommes dues annuellement dans le cadre de cette formation destinée chaque année à plusieurs centaines de professeurs contractuels en vue de leur octroyer un diplôme professionnel, le Ministère de l'enseignement supérieur ne cesse de jouer délibérément au chat et à la souris avec le Syndicat Autonome de l'Enseignement Supérieur (SAES).
La situation s'est même empirée cette année car, contrairement aux années précédentes, le gouvernement ne s'est même pas acquitté d'avance habituellement versée au début du mois de janvier.
Au lieu d'apporter des réponses concrètes aux nombreuses interpellations de la section SAES/FASTEF, le Ministère de l'enseignement supérieur du Sénégal continue de pratiquer le dilatoire.
A cela, il convient d'ajouter que les autorités gouvernementales semblent se plaire dans cette situation qui hypothèque l'avenir de 1900 enseignants qui n'attendent que leur diplôme pour intégrer la fonction publique.

Pendant que le Ministère de l'enseignement supérieur refuse d'assumer ses responsabilités en décidant de ne pas payer les sommes dues depuis quatre ans aux enseignants-chercheurs, aux PATS de la FASTEF et aux points focaux dans les différentes régions du pays, les bénéficiaires de la FAD de l'année 2016-2017, attendent leur diplôme dans le désarroi le plus total.
Il s'y ajoute que des milliers d'enseignants attendent depuis deux ans la proclamation des résultats pour s'inscrire à une nouvelle section de formation.

La Section SAES/FASTEF condamne fermement cette attitude irresponsable qu'il considère comme un acte de plus qui s'inscrit dans le processus de démantèlement de l'école publique enclenché par l'État du Sénégal depuis plusieurs décennies.

La Section SAES/FASTEF dégage toutes ses responsabilités en cas de troubles que ce choix de pourrissement pourrait occasionner dans le système éducatif sénégalais déjà sérieusement affecté.

La Section SAES/FASTEF réaffirme son soutien indéfectible aux candidats et exige le paiement intégral dans les plus brefs délais de toutes les sommes dues depuis 2013.

Pour une section SAES/FASTEF dynamique et avant-gardiste !

Pour un SAES fort et combattif au service de ses militants et de l'Ecole publique !

Fait à Dakar le 24 mai 2017
LA SECTION SAES/FASTEF