02
Mai 2017

 saes logo actu 500x300Le Sénégal, à l'instar de ses pairs, fête ce jour, le 1er mai dédié à tous les travailleurs, secteurs public et privé confondus. Comme dans les années précédentes, cette fête se déroule, malheureusement encore, dans un contexte géopolitique international marqué par de fortes crises dans le monde dont les conséquences sur les travailleurs et leurs familles sont incommensurables.

Sur le plan politique, le monde entier a assisté à une montée des nationalismes découlant de crises politiques, sociales, et économiques profondes à l'intérieur de certains territoires comme les Etats-Unis et l'Union Européenne. En effet, l'année 2017 a vu l'arrivée au pouvoir de Donald TRUMP, un nationaliste ultra protectionniste aux Etats-Unis. Ses 100 premiers jours au pouvoir sont marqués par des mesures consistant entre autres, à renvoyer chez eux, des immigrés dont la seule faute a été d'essayer de fuir la misère, la précarité et le chômage dans leurs pays d'origine pour aller monnayer leurs talents, leur force et leur savoir-faire dans d'autres pays. C'est le cas de nos compatriotes tout récemment rapatriés des Etats-Unis. D'autres candidats à l'immigration périssent dans l'Atlantique et dans le désert du Sahara. Au Royaume Uni, les électeurs ont voté le Brexit ou le retrait de leur territoire de l'Union Européenne. Ceci, selon les experts, entraînera des conséquences désastreuses sur le Royaume et sur ses partenaires économiques comme la France et l'Allemagne.

Sur le plan social, le chômage et le mal-être continuent de s'étendre dans les pays, y compris dans des pays à forts revenus économiques. Des milliers de travailleurs marchent dans les rues pour exiger de meilleures conditions de travail et un meilleur traitement salarial.

Sur le plan de la sécurité, le monde n'a jamais été autant menacé par une rupture de la guerre froide entre, d'une part, la Russie, la Chine et leurs alliés, comme la Corée du Nord, et les Etats-Unis et leurs alliés, de l'autre. Il s'y ajoute la recrudescence des attaques terroristes dans le Moyen Orient et en Afrique et leurs lots de conséquences sur les familles dont des milliers sont condamnées à l'errance.

Au Sénégal, selon l'Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), le chômage des personnes âgées de 15 ans ou plus est évalué à 16,6% au quatrième trimestre 2016, sans compter le taux de pertes d'emploi qui ne cesse d'augmenter du fait des contrats précaires.
Aujourd'hui la question qui préoccupe tous les travailleurs, au premier rang desquels les enseignants du supérieur, c'est la retraite. La conférence sociale tant promise aux travailleurs est partie comme elle était venue, sans aucun résultat ni espoir pour les milliers de travailleurs qui l'attendaient. En ce qui concerne le Syndicat Autonome de l'Enseignement Supérieur (SAES), cette question restera centrale dans les revendications jusqu'à ce qu'une solution lui soit trouvée.

Le SAES en appelle à la prise de conscience de chacun et à la lutte contre les inégalités sociales, source de tous les dangers et de toutes les formes de violence et de radicalisme. Dans cette lutte, la responsabilité de nos autorités politiques, coutumières et religieuses est vivement engagée parce qu'il leur incombe la charge de présider aux destinées de la nation et de veiller aux mieux-être de nos concitoyens.
Vive le SAES !
Vive l'UNSAS !
Bonne du travail !
Dakar, le 01er/05/2017

Le Bureau National

 

26
Mai 2015

Bureau national saes

 
18
Mar 2015

La loi cadre expliquée par Nfally CAMARA, enseignant chercheur à la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l'UCAD

 

 

 
12
Jan 2015

saes logo actu 500x300 À la suite de son Conseil syndical national tenu le samedi 10 janvier 2015 à Dakar, le Syndicat Autonome de l'Enseignement Supérieur (SAES) appelle ses militants à observer un débrayage les lundi 12, mardi 13 et mercredi 14 janvier 2015 à partir de 9 heures.

Le lundi 12 janvier 2015 à 15 heures, le SAES invite la presse nationale et internationale à la Conférence de presse qu'il organise au Restaurant du supérieur (en face de l'Auditorium Khaly Amar Fall et Agence comptable).

Le SAES invite également les militants et les amis de l'Ecole publique sénégalaise à participer à la marche pacifique qu'il organise le mercredi 14 janvier 2015. Le cortège partira à 9 heures du Siège du SAES, sis au Camp Jérémy (face à la porte centrale du COUD) pour arriver devant le Rectorat de l'UCAD.

Par ces actions, le SAES entend, d'une part, informer l'opinion publique et, en particulier, les parents d'élèves et d'étudiants, sur les raisons profondes de la crise à l'Université et, d'autre part, défendre son autonomie sérieusement mise en mal par la loi scélérate N°18/2014 votée le vendredi 26 décembre 2014.

 
12
Jan 2015

ucad bu entree 500x300Le SUDES s'est engagé dans la Concertation Nationale pour l'Avenir de l'Enseignement Supérieur - CNAES - sans réserve pour contribuer à l'amélioration du système d'enseignement supérieur et de recherche au Sénégal.
Le projet du Gouvernement de nouvelle loi relative aux universités publiques du Sénégal a été adopté par l'Assemblée nationale le 26 décembre 2014. Cette nouvelle loi constitue un acte fondamental dans la vie des universités sans la participation des acteurs universitaires comme si l'on voulait l'enfanter au forceps et mener la communauté universitaire de force vers des lendemains sans son avis. La démarche est condamnable. Et le SUDES dénonce cette machination anti démocratique dans nos institutions.
Et l'université est la plus acharnée contre le sort que veulent lui imposer les réformateurs d'aujourd'hui ! L'université est une œuvre républicaine éprouvée qui tire ses valeurs de son histoire dans le droit chemin de son origine française !
Il n'est pas besoin de rappeler que la première université sénégalaise était d'abord la 18ème université française dans les traditions académiques posées depuis POINCARE. Conception fondée autour de la garantie de l'autonomie des
établissements et de l'indépendance des membres entraînant d'ailleurs la consécration des franchises universitaires. L'université est assimilée à un programme de confiance dans l'intelligence et la connaissance. Pourquoi détruire l'édifice en consacrant à la tête des universités un conseil d'administration composé de 20 membres dont les 10, issus du milieu socioéconomique, sont choisis exclusivement par le Ministre de l'enseignement supérieur et, sans aucun rapport avec l'université ? Cette architecture ôte toute autonomie aux universités sous le prétexte d'ouvrir l'université au monde du
travail !
Les président et vice-président seront absolument extérieurs aux universités, car choisis par le MESR et nommés par décret. Le recteur, supérieur hiérarchique de tout le personnel de l'université n'assure qu'un rôle de grand commis au sein du Conseil d'administration! Et le conseil d'administration dirige l'université
avec tous les pouvoirs conformément aux articles 7(organe délibérant) ; 9, 10 et 13 ! Si aucune limite n'est inscrite, rien n'empêche de désigner un analphabète
comme président du conseil d'administration de l'université, ou alors un acteur n'ayant aucun sens des enjeux de l'université et de la société du savoir!
Le conseil académique, sous la présidence du recteur, ne compte que 05 enseignants de rang A et 03 de rang B et un représentant de syndicat
d'enseignant sur un total qui peut avoisiner dans les grandes universités une trentaine de membres !
Ce mécanisme institutionnel complexe peut aboutir à la paralysie du système qui est chargé d'adopter le plan stratégique de développement de l'université, les
budgets, les plans d'investissements etc. Rien ne prémunit l'université des querelles intestines entre conseils et autres structures quand on connaît la
complexité des organes des universités entre l'enseignement et la recherche, sans parler du risque d'appauvrir la recherche fondamentale face aux intérêts
immédiats de la recherche finalisée. La question des coûts de ces structures ne doit point être occultée au moment où on parle de soucis budgétaires et dans le contexte de suspicions globales sur la gestion universitaire !
Cette loi exclut explicitement l'UVS et les ISEP de son champ d'application, ainsi que le régime financier des universités.
La nouvelle loi est une atteinte à l'autonomie dans la pédagogie, elle comporte également un grand danger et des menaces sur les activités scientifiques et
pédagogiques. Elle porte en filigrane le découragement et la perte de foi des enseignants et de ceux qui aspirent à l'enseignement supérieur et à la
recherche...
C'est pourquoi, le SUDES/E.S.R condamne énergiquement la démarche d'élaboration et rejette le contenu de cette loi qui porte gravement atteinte
à l'autonomie de l'université. Il demande au Président de la République de surseoir à la promulgation de cette loi porteuse de crises, et l'exhorte à inviter tous les acteurs clés à une large concertation pour sa révision dans l'intérêt de l'enseignement supérieur et de la nation.
Notre syndicat en profite pour rendre hommage à tous les enseignants de l'université sénégalaise pour les exceptionnels sacrifices consentis pour faire de cette année universitaire un gain réel sur les ténèbres.
Bonne année 2015 !
Dakar, le 08 janvier 2015

Le Bureau National SUDES / ESR