16
Avr 2014
COMMUNIQUÉ Écrit par SAES

La DGID est en train de détruire les travaux de la 2ème Cité administrative des enseignants du Supérieur sise à « Fenêtre Mermoz ».
Face à cette forfaiture, le SAES a décidé d'organiser la résistance par un sit-in demain mercredi 16 avril 2014 à 9h précises sur le site de la 2ème Cité pour empêcher la suite des travaux de destruction.
Pire : un agent de l'Agence de Construction des Bâtiments et Édifices Publics (ACBEP) s'est permis d'interpeller un membre du BN, venu constater les dégâts, pour lui demander si le SAES pouvait présenter un titre foncier.

Faisons-nous respecter!

Fait à Dakar le 15 avril 2014
Le Secrétaire général national
Seydi Ababacar Ndiaye

20
Mar 2014

Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche;

Mesdames et Messieurs les Ministres
Mesdames, Messieurs les membres du Corps diplomatique et représentants des partenaires techniques et financiers ;
Messieurs les Gouverneurs de Région ;
Messieurs les Préfets ;
Honorables Députés ;
Messieurs les Présidents des conseils régionaux ;
Messieurs les Maires et Présidents de Communautés rurales,
Monsieur le Recteur de l’Université Assane Seck de Ziguinchor ;
Messieurs les Recteurs des universités de Banjul en Gambie et de Bissau en Guinée Bissau ;
Messieurs les Recteurs des Universités ;
Monseigneur l’Evêque de Ziguinchor,
Notabilités religieuses et coutumières,
Mesdames, Messieurs les membres du personnel d’enseignement et de recherche,
Mesdames, Messieurs les membres du personnel administratif, technique et de service,
Mesdames et Messieurs les Parents d’élèves et d’étudiants,

Mesdames et Messieurs les représentants de la Famille de Feu le Professeur Assane SECK,
Distingués invités,
Chères étudiantes, Chers étudiants,
Mesdames, Messieurs,
Je me réjouis d’être encore une fois, parmi vous, en ce moment fort de la vie nationale pour procéder à l’inauguration et au Baptême de l’Université de Ziguinchor.
C’est donc avec beaucoup d’intérêt que je participe à cet évènement majeur en raison de la place centrale et du rôle éminent de la jeunesse, de son éducation et de sa formation, dans le devenir de notre pays.
Comme vous le savez, ma présence, ici, s’inscrit dans ma volonté de faire de la Casamance, le Pôle expérimental de la territorialisation des politiques publiques.
A ce titre, j’ai procédé  avant hier au lancement du Projet Pôle de développement de la Casamance, d’un montant de 23 milliards FCFA.
Cette initiative majeure va accélérer le développement de l’ensemble de la région naturelle, de Gouloumbou à Diogué, de Sénoba à Mpack, en passant par Vélingara, Kolda, Médina Yéro Foulah, Goudomp, Sédhiou, Bounkiling, Bignona, Ziguinchor, Oussouye,  à travers de grands projets structurants, notamment dans l’agriculture, les infrastructures, le tourisme, l’hydraulique, l’énergie et l’emploi.
J’invite la jeunesse sénégalaise, particulièrement les jeunes originaires de cette belle région, à jouer pleinement leur rôle d’avant grade, pour assurer un véritable développement territorial équitable, au service de la Nation.

Mesdames, Messieurs,
Comme vous le savez, j’ai engagé notre pays dans une nouvelle dynamique stratégique, avec le Plan Sénégal Emergent.
Cette vision de rupture, doublée d’une ambition de conduire des projets structurants pour obtenir un taux de croissance à deux chiffres d’ici 2035, requiert la mobilisation de toutes les forces vives de la Nation.
Elle exige, surtout, la valorisation optimale de toutes les ressources territoriales, nationales et internationales, en vue de trouver  les réponses adéquates aux multiples défis économiques, sociaux et culturels.
L’Université devra être au cœur des ruptures fondamentales pour des changements de mentalité et de comportement, pour  la construction du Futur Sénégal.
Se pose, dès lors, la problématique de l’adaptation de notre société, et de notre système d’enseignement et de recherche, aux enjeux de l’émergence du Sénégal.
Toutefois, la dialectique Université/Société indique t-elle un conflit ou une synergie ? L’Université doit-elle s’adapter à la société ou la société doit-elle s'adapter à l'Université ?
Selon Edgar Morin,  je le cite, «il y a complémentarité et antagonisme entre les deux missions, s'adapter à la société et adapter la société : l'une renvoie à l'autre en une boucle qui devrait être productrice. [...]. L'Université doit à la fois s'adapter aux besoins de la société contemporaine, et effectuer sa mission trans-séculaire de conservation, transmission, enrichissement d'un patrimoine culturel sans lequel nous ne serions que des machines à produire et à consommer » fin de citation.

Nous devons, par conséquent, puiser dans nos valeurs historiques, pour rester nous-mêmes, s’ouvrir aux apports positifs et exceptionnels de la mondialisation,  afin de gagner la bataille de l’avenir, avec, bien sûr, une Nation consolidée et une jeunesse consciencieuse, engagée et responsable.
A l’image des Illustres Héros du Sénégal et de la Casamance, je veux citer : Aline Sitoe Diatta, Moussa Molo Baldé, Mamadou Lamine Dramé, Fodé Kaba Doumbouya, Sounkarou Camara, Emile Badiane, Bigolo Djinabo Bassene, Jules François Bocandé, Assane Seck, Ibou Diallo, Dembo Coly, Yoro Kandé et Edouard Diatta, nous devons continuer, avec la force vitale de la jeunesse, la sagesse des aînés, et la générosité exceptionnelle des femmes, à porter très haut le flambeau du Savoir, le sens du Devoir, l’engagement patriotique, le culte du Travail,  la culture de l’excellence et du mérite, pour le développement de notre Pays.
Mesdames, messieurs,
L’Université produit un savoir par essence universel.
Le Savoir dissipe les ténèbres, réduit la violence, ouvre à l’Altérité et à la Sagesse et promeut finalement la paix, qui est la condition sine qua none de l’émergence et du progrès social durable.
A cet égard, la cérémonie qui nous réunit ce jour, est une belle occasion de renouveler mon appel à la paix des braves et de réaffirmer mon engagement pour un système éducatif performant et résolument tourné vers l’innovation et l’excellence.
Notre conviction est de faire de notre enseignement supérieur et notre recherche un catalyseur de l’émergence de notre pays.

C’est ainsi que nous avons décidé, à l’issue de la Concertation Nationale sur l’Avenir de l’Enseignement Supérieur de réorienter le système scolaire et universitaire vers les Sciences, les Technologies, les Etudes d’ingénieurs et les Mathématiques (STEM).

Les décisions que j’ai prises lors du Conseil présidentiel d’août 2013 visent à renforcer la carte universitaire pour favoriser l’accès, diversifier l’offre de formation et assurer la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche.

A cet effet, un budget d’investissement de 302 milliards est prévu pour la réalisation, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, de :
la deuxième Université de Dakar ;
l’Université du Sine-Saloum à Kaolack, Diourbel, Fatick et Kaffrine ;
l’Université du Sénégal oriental de Tambacounda ;
l’Université virtuelle du Sénégal ;
l’Université islamique ;
Et le Réseau des Instituts supérieurs d’Enseignement Professionnel (ISEP).
De même seront mis en place les Pôles universitaires autour des établissements existants de Ziguinchor, de Thiès, de Saint-Louis, de Dakar et de Bambey.
Cette ambitieuse carte universitaire se traduit dans la région naturelle de Casamance par des investissements d’envergure. Nous pouvons entre autres citer :

l’extension des infrastructures de votre université pour un montant de trois (3) milliards à travers un financement de la Banque mondiale, l’appel d’offres pour la construction a été lancé ;
la construction du Centre délocalisé de Kolda qui abritera une UFR de Psychologie et de Philosophie et une UFR de sciences agropastorales, un milliard est inscrit dans le BCI et sa construction va démarrer cette année ;
la construction d’un Institut supérieur d’Enseignement professionnel (ISEP) à Bignona, le financement est acquis et les études en cours ;
le déploiement de l’Université virtuelle du Sénégal, avec trois (3) espaces numériques ouverts (ENO) qui seront construits respectivement à Ziguinchor, Sédhiou et Kolda ;
le Centre de Recherche et d’Essai (CRE) de Kolda est en cours d’achèvement tandis que ceux de Médina Yéro Foula et de Ziguinchor seront bientôt opérationnels, à côté du CRE de Sédhiou.

Assurément, la Casamance va occuper d’ici 2017 une place de choix dans le développement de l’enseignement supérieur et de la recherche au Sénégal, et, même, dans la sous-région.

Monsieur le Recteur, chers enseignants, chères étudiantes et chers étudiants, Mesdames et Messieurs
Notre rencontre de ce jour, consacre le baptême de l’Université de Ziguinchor du nom du Professeur Assane SECK.
Je me réjouis vivement du choix de l’illustre parrain de votre Institution.

Eminent universitaire, il fût l’un des premiers grands géographes africains.
Ce citoyen émérite, est un symbole du métissage culturel qui fait la force du Sénégal.
Ce patriote à la carrière scientifique et politique exemplaire ; cet homme d’Etat remarquable a été, durant toute sa vie,  un modèle d’engagement et de désintéressement au service de sa région, de son pays et de son continent.
Il a été un militant des premières heures,  pour l’émancipation et le développement du Sénégal ; pour l’unité et l’intégration de l’Afrique.
Le Professeur Assane SECK, incarnait le Sénégal dans son unité et sa diversité. Il symbolisait également l’Afrique dans sa sagesse et son espérance.
Puissent la vie et l’œuvre du Professeur Assane  SECK, homme de science, de culture et d’ouverture, nous inspirer dans l’éveil des consciences citoyennes pour la paix, la stabilité et la cohésion nationale.
Monsieur le Recteur, chers enseignants, chères étudiantes et chers étudiants, mesdames, messieurs les personnels administratifs, techniques et de service,
Vous avez toute ma confiance et mon appui, pour conduire votre établissement sur les chemins de l’excellence et de l’exemplarité à l’image de votre parrain, homme de paix, déjà entré dans l’histoire, et pour l’éternité.
Pour ma part, je ne ménagerai aucun effort pour une amélioration continue des conditions de vie, d’études et de travail dans cette Université de référence.
D’ores et déjà, j’ai engagé le Gouvernement à mobiliser les ressources nécessaires pour le renforcement des infrastructures pédagogiques, administratives et sociales, afin que l’Université Assane SECK puisse atteindre les objectifs fixés dans le contrat de performances.
Permettez-moi, à cet instant, de remercier et féliciter toutes les populations de la Casamance pour leur mobilisation exceptionnelle à l’occasion de ma visite historique dans cette belle région naturelle du Sénégal.
Je saisis ce moment privilégié, pour renouveler mes chaleureuses félicitations à Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, à toutes les Universités du Sénégal, pour  le choix porté sur notre pays pour abriter le CENTRE D’EXCELLENCE EN SANTE DE LA MERE ET DE L’ENFANT dans le cadre des Centres d’Excellence africains financé par la Banque Mondiale.
Mes félicitations et remerciements s’adressent également à toute la communauté universitaire, particulièrement au Recteur, aux enseignants, aux  personnels administratifs, techniques et de services, aux étudiantes et étudiants, aux autorités administratives, aux élus locaux, aux partenaires techniques et financiers, ainsi qu’à toutes personnes qui se sont investies pour la réussite de cette cérémonie.
Je ne saurais conclure sans féliciter et remercier la Famille et les proches du Professeur Assane SECK. Certains sont présents parmi nous. Ils peuvent être davantage fiers de cet Homme d’exception.
En baptisant cette université, j’ai voulu, au nom de la Nation, honorer la vie et l’œuvre de l’homme de réflexion et d’action, et surtout montrer Mon attachement indéfectible à la jeunesse, à la science, à la culture, à la Casamance, à l’unité et à la prospérité du Sénégal, qui vient de graver pour toujours, le nom du Professeur Assane SECK sur le fronton de ce temple du Savoir.
Il appartient, alors, à chacune et à chacun, de soutenir les efforts de l’Etat pour rendre plus performant le système scolaire et universitaire.
Car, ne perdons jamais de vue que l’Université est un espace de dialogue constructif pour l’Excellence. Dialogue qui s’érige en doctrine d’action pour une paix durable, facteur de prospérité d’une Casamance Emergente dans un Sénégal Emergent.
Je vous remercie de votre aimable attention.

 

 
15
Fév 2014

saes logo actu 500x300Conformément à notre constitution qui veut une rencontre entre les bureaux de sections et le Bureau national, une réunion a été convoquée ce samedi 1er février 2014 dans les locaux de l'École Polytechnique de Thiès (EPT).
Il est vrai que le contexte actuel justifie amplement la convocation de cette instance puisque nous entamons la 1ère année des réformes de la CNAES, lesquelles réformes qui charrient tant de conflits et de violences de toutes parts et de toutes sortes.
Il faut regretter que la recommandation la plus importante a été, une fois de plus, piétinée par l'État qui tarde à mettre en place le Comité de suivi conformément à la Recommandation 17 de la CNAES validée par la directive présidentielle N°3. On ne semble pas comprendre que c'est là que gît le problème lorsqu'on veut réaliser des réformes en excluant les acteurs et les bénéficiaires.
Dans les deux premières universités, nous en sommes encore à essayer de finir l'année académique 2012-2013 dans une atmosphère de violence sourde par ci et d'intimidation policière par là en attendant la suite des évènements.
Les nouveaux bacheliers ont été inscrits puis orientés en ligne, une grave violation de l'autonomie des universités. Dans quels locaux suivront-ils les enseignements ? Combien d'enseignants pour eux ? Quel budget pour les prendre convenablement en charge ?
Nous allons, clairement, au-devant de graves difficultés ne serait-ce que concernant les budgets. Déjà, le salaire du mois de décembre 2013 s'est fait tant désirer à Dakar, Saint-Louis et Thiès pendant qu'il a été notifié à l'UGB que pas un seul franc de plus ne sera ajouté sur le budget 2014 malgré le doublement du nombre de bacheliers orientés. C'est cette tendance qui semble être le choix des autorités.
Après de larges et profonds échanges la Conférence Nationale des Sections demande aux camarades:
- de s'en tenir strictement à leur charge horaire statutaire (pas d'heures complémentaires) ;
- de respecter strictement la loi 81-59.
La Conférence Nationale des Sections demande à l'État ;
- des budgets couvrant les 12 mois de salaire, sécurisant l'ensemble des sommes dues et tenant compte du nombre de bacheliers qu'il a lui-même orientés en faisant fi des décisions des instances académiques idoines.
Conférence Nationale des Sections demande au Recteur de l'UCAD de demander, immédiatement, le retour des policiers dans leurs casernes. Le Recteur de l'UCAD viole, délibérément, les franchises universitaires et piétine l'autonomie des instances académiques en se permettant même de dire comment faire les évaluations et quelles sont les notes éliminatoires et autres. C'est vrai que quand l'exemple vient d'en haut, il est tentant de le reproduire...
Fait à Thiès le 1er Février 2014
Pour la Conférence Nationale des Sections

 
06
Jan 2014

ucad bu entreeLe Syndicat autonome de l'Enseignement supérieur est au regret de constater que les salaires du mois de Décembre ne sont toujours pas payés.
Le SAES dénonce, à travers ce retard, le manque de considération manifeste, constant et persistant à l'égard des personnels des Universités, principalement le PER (Personnel Enseignant et de Recherche).
Le SAES a toujours dénoncé l'absence d'un budget de vérité qui, en outre, n'est jamais approuvé à temps. C'est cet état de fait déplorable qui a pour conséquence la récurrence des retards dans le paiement des salaires.
Fort de ce constat, le SAES exige le paiement immédiat des salaires du mois de Décembre, des heures complémentaires et des indemnités plein-temps. Faute de quoi, il observera dès le lundi 06 janvier 2014 un arrêt systématique de toutes les activités sur l'ensemble du Campus de Dakar, y compris l'organisation des examens en cours.
Par ailleurs, le SAES outré par l'impasse actuelle dans laquelle se trouvent nos Universités, lance un vibrant appel aux parties prenantes pour une résolution rapide de la crise que traverse l'Enseignement Supérieur sénégalais.
Faite à Dakar, le 03 janvier 2014
La Coordination

 
02
Jan 2014

FENAPES2013 s'en va et voila que les espoirs nés de Saly 5 volent avec elle. Cela, parce que le Protocole d'Accord entre syndicats d'enseignants et Gouvernement n'est toujours pas signé.
Or chacun sait que la stabilité du système éducatif en dépend.
Nous le savons tous. La responsabilité de la gestion de l'école est une exigence partagée. Chacun de nous, acteurs du système doit répondre de ses actes.
Il ne convient donc pas de s'enferrer dans un refus coupable de reprendre les négociations, la concertation, pour enfin signer ce protocole d'accord promis pour fin Novembre 2013. Il se fait tard ! Et cela bafoue les engagements de Saly 5, expose l'école à une explosion de colère de toute la famille syndicale. Et les signes avant-coureurs sont là : préavis de grève, impatience manifeste...
La signature d'un protocole d'accord est possible ! Il s'agit simplement de convoquer les négociations en ces instants où les syndicats font preuve de compréhension et de responsabilité.
Profitons-en, au moment où démarrent les assises nationales sur l'éducation sur un climat que nous voulons tous d'entente et de paix.
C'est parce que la contribution des partenaires sociaux est gage de consensus que la FENAPES alerte le Gouvernement et lui demande de convoquer sans délai pour la reprise des négociations.
Empruntons ensemble cette piste de « sortie du tunnel » et chassons les nuages de menaces qui s'amoncellent dans le ciel scolaire et universitaire.
Cette alerte vaut aussi pour le secteur de l'Enseignement Supérieur. Une plus large communication sur les frais d'inscription est plus qu'urgente. Expliquer en convoquant surtout les mesures d'accompagnement, aiderait à apaiser les esprits.
Puisse l'année 2014 s'ouvrir sur une entente et un climat de Paix Durable.
Fait à Dakar le 30 Décembre 2013

Pour le Bureau National
Le Président
Bakary BADIANE